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Entretien • « À Beauraing, Marie nous montre son cœur » 

Les sanctuaires mariaux ont toujours exercé un attrait particulier sur les croyants. C’est le cas de Lourdes, où des pèlerins du monde entier confient leurs joies et leurs peines à la mère de Dieu. Chez nous, il existe aussi des lieux où la présence de Marie est palpable. Beauraing, par exemple, qui est devenue un lieu de pèlerinage international après une série d’apparitions en 1932-1933. « Les pèlerins témoignent qu’ils vivent ici quelque chose de particulier », explique le chapelain Chris Butaye. 

par Glenn GEERAERTS, rédacteur en chef
traduit du néerlandais par Michel CHARLIER 

Lorsque nous rencontrons Chris Butaye au sanctuaire, il vient de terminer une visite guidée avec un interprète franco-coréen. Un groupe de pèlerins sud-coréens, découvrant les sanctuaires mariaux d’Europe, s’est en effet arrêté à Beauraing, l’endroit où Marie est apparue à 5 écoliers il y a quasi 100 ans.  

Abbé Chris Butaye : « Les jeunes ne rejoignent pas facilement un groupe de pèlerins. »

Nous l’avions déjà entendu à Banneux : des pèlerins asiatiques sont prêts à faire un voyage en avion de 12 heures pour venir saluer Marie. « C’est une tendance marquante depuis quelques années, explique l’abbé Butaye. Les pèlerinages ‘traditionnels’, émanant de paroisses et de diocèses belges, ont du mal à se perpétuer. Cette situation est en partie contrebalancée par la visite de groupes étrangers, venant même parfois d’autres continents ! Beauraing devient ainsi l’une des destinations d’un circuit international de lieux d’apparitions reconnus. Il en existe entre une quinzaine et une vingtaine dans le monde. » 

Des jeunes en quête de sens 

À propos de tendances, l’abbé Butaye remarque qu’il y a davantage de pèlerins individuels qu’il y a 20 ans, lorsqu’il a été nommé chapelain à Beauraing. « Dans leur quête de sens, les jeunes se soucient moins des structures existantes, constate-t-il. Ils ne rejoignent pas facilement un groupe, alors que cela allait de soi pour la génération précédente. On le constate également dans les sanctuaires. » 

« Je vois tous les jours des gens qui viennent seuls. Ils allument un cierge ou prient en silence devant la statue de la Vierge. Cela leur fait du bien. Mais un pèlerinage en groupe a tout de même une dimension supplémentaire, explique le chapelain. On chemine ensemble et, en chemin, on fait connaissance avec d’autres personnes, on a le sentiment d’être soutenu par les autres. C’est ce qui rend un pèlerinage en groupe si précieux. » 

Vous avez lu un extrait d’un entretien avec l’abbé Chris Butaye, paru dans le dernier numéro de notre revue.
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