Nous prions les uns pour les autres

Cette rubrique mensuelle de ‘Marie, médiatrice et reine’, dont le but est le soutien mutuel dans la prière, vise à se sentir unis en tant que lecteurs et lectrices de la revue. Au début de chaque mois, après l’apparition de la revue, cette page est renouvelée.

Nous commençons la neuvaine commune le vendredi 27 mai.
Elle se termine le samedi 4 juin, à la veille de Pentecôte.
Souvenez-vous que chaque jour, lors de la célébration eucharistique, nous prions pour tous les abonnés, vivants et défunts.
Prierez-vous avec nous ?

Marche avec nous, Marie, Mère de l’Église

Au lendemain de la Pentecôte, l’Église célèbre la mémoire liturgique de Marie, Mère de l’Église. Pour toute l’Église de rite romain, cette mémoire obligatoire a été instaurée par le pape François en 2018. Cette célébration de Marie, chaque lundi de Pentecôte, souligne le lien étroit qui existe entre l’Église universelle, chaque baptisé et la Mère du Seigneur.

Marie, Mère de l’Église ? L’Église étant le Corps du Christ dont chaque baptisé est membre, Marie, Mère du Christ, est aussi la Mère de tous les membres du Corps du Christ. Le rôle de Marie envers l’Église est inhérent à son union au Christ. Cette union de la Vierge avec son Fils est manifestée dès l’Annonciation jusqu’à la mort du Christ, particulièrement lors de sa Passion.

Par son attachement à la mission de son Fils, Marie à montré une fidélité au projet de Dieu. De l’Annonciation au Calvaire, Marie a accompli un véritable pèlerinage de foi, écrit le saint Montfort : « sa foi vive, par laquelle elle a cru sans hésiter la parole de l’ange; elle a cru fidèlement et constamment jusqu’au pied de la croix sur le Calvaire » (VD, 260).

Marie n’a pas été aux côtés de son Fils seulement quand Il faisait des miracles, comme aux noces de Cana ; elle est restée avec Lui alors que tous L’avait abandonné à l’heure du Calvaire. Par sa fidélité, par sa foi profonde au pied de la croix, souligne le Père de Montfort, Marie nous apprend à aimer son Fils de cet amour pur, désintéressé, qui fait qu’on « l’aime autant sur le calvaire qu’aux noces de Cana » (VD, 110).

L’aventure de la foi

En attendant la venue du Saint Esprit, qui marque la naissance de l’Église, Marie ensemble avec les Apôtres était en prière au Cénacle. L’Église, née du Paraclet en présence de Marie, est aussi soutenue et accompagnée dans l’histoire par la Mère du Sauveur.

Au pied de la croix, elle fut donnée pour mère et modèle au disciple bien-aimé, Jean et, par lui, à tous les disciples (Jn 19, 27). Son amour a pris au pied de la croix, une dimension universelle. En recevant Marie, dans notre vie, comme le disciple bien-aimé, elle nous lance dans l’aventure de la foi, sur la route de l’Église les yeux fixés sur son Fils.

Dans la vie il y a des larmes que seule une mère peut essuyer ; des attentes auxquelles seule une mère peut répondre; des faveurs que seule une mère peut obtenir. En tant que Mère, Marie, n’abandonne jamais ses enfants. Soyons toujours assurés de sa présence maternelle tout au long de notre pèlerinage terrestre. Que Marie nous aide à devenir chaque jour une Église de disciples bien-aimés et à faire tout ce que son Fils nous dit (cf. Jn 2, 5).

Avec Marie, Mère de l’Église, prions toujours les uns pour les autres.

Père Ghislain Kasereka, s.m.m.