Nous prions les uns pour les autres

Cette rubrique mensuelle de ‘Marie, médiatrice et reine’, dont le but est le soutien mutuel dans la prière, vise à se sentir unis en tant que membres de ‘Marie, Médiatrice et Reine’. Au début de chaque mois, après l’apparition de la revue, cette page est renouvelée.

NEUVAINE
Nous commencons la neuvaine de Noël le mercredi 16 décembre et nous la conclurons la veille de Noël, le jeudi 24. Souvenez-vous que chaque jour, lors de la célébration eucharistique, nous prions pour tous les abonnés, vivants et défunts. Prierez-vous avec nous ?

LE VERBE S’EST FAIT CHAIR ET IL A HABITÉ PARMI NOUS

Depuis plus de quatre mille ans les prophètes nous annonçaient cette promesse : « Mais toi, Bethléem-Ephrata, le plus petit d’entre les clans de Juda, de toi sortira pour moi celui qui doit être le souverain en Israël et ses origines remontent aux temps anciens, aux jours antiques » (Michée 5,1). Ou encore : « En ces jours-là et en ce temps-là, je ferai germer à David un germe de justice qui exercera le droit et la justice dans le pays » (Jr 33, 15).

La naissance de Jésus est un germe de vie nouvelle pour toute l’humanité et cette naissance montre que Dieu est toujours fidèle à ses promesses et Il les réalise toujours avec surprise. Pour accomplir sa promesse du salut, Dieu-luimême a pris chair de la Vierge Marie pour partager sur cette terre nos souffrances, nos humiliations, nos difficultés et nous apporter l’espérance, l’amour et la vérité.

En Jésus né à Bethléem, Dieu épouse la condition humaine et se rend accessible en faisant alliance avec l’humanité. Noël est ainsi un mystère d’amour. Amour du Père, qui a envoyé dans le monde son Fils unique pour nous faire don de sa vie même (cf. 1 Jn 4, 8-9).

La fête de Noël vient nous réchauffer le cœur, nous souffler l’amour immense de Dieu pour nous ses créatures. N’ayons pas peur de redevenir petit enfant pour mieux comprendre le message de l’Enfant-Jésus. À ceux qui l’ont reçu, écrit saint Jean, à ceux qui croient en son nom, Il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu (cf. Jn 1, 12). Accueillir le Fils de Marie signifie croire que dans l’histoire humaine, tellement marquée par le mal et la souffrance, l’ultime parole appartient à la vie et à l’amour, parce que Dieu est venu habiter au milieu de nous, afin que nous puissions habiter en Lui.

Dans l’incarnation le Christ s’est fait pauvre pour nous enrichir de sa pauvreté, et Il nous a donné la rédemption qui est avant tout le fruit du sang versé par lui sur la Croix (cf. Catéchisme de l’Église Catholique, 517). Avec la naissance de Jésus Christ, une nouvelle lumière s’allume dans le monde ; lumière qui se laisse voir par les yeux simples de la foi, par le cœur doux et humble de celui qui attend le Sauveur.

C’est ainsi que « le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière » (Is 9,1). Cette lumière est venu dans le monde par Marie et c’est aussi par elle qu’elle doit régner (cf. La vraie dévotion, n° 1). Marie « mit au monde son fils premier-né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune » (Lc 2, 7).

Ô pure et divine Marie, nous admirons votre bonheur d’avoir donné la vie à votre sauveur. Pureté sans pareille, humilité profonde, vous avez charmé le Seigneur. Cœur bien-aimé, Il s’est donné, Il s’est incarné. Publions ce miracle au monde (cantique 57 du père de Montfort, strophe 6). Le Verbe s’est réellement fait chair et il a habité parmi nous. Comme les bergers de Bethléem, contemplons pleins d’émerveillement et de gratitude ce mystère d’amour et de lumière.

Que la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ, né de la Vierge Marie, demeure avec nous tous. Prions toujours les uns pour les autres.

Père Ghislain Kasereka, s.m.m.