Nous prions les uns pour les autres

Cette rubrique mensuelle de ‘Marie, médiatrice et reine’, dont le but est le soutien mutuel dans la prière, vise à se sentir unis en tant que membres de ‘Marie, Médiatrice et Reine’. Au début de chaque mois, après l’apparition de la revue, cette page est renouvelée.

NEUVAINE
Nous continuerons à prier ensemble. On commence la neuvaine commune le mardi 16 mars. Elle se termine le 25, à la veille de la fête solennelle de l’Annonciation du Seigneur. Souvenez-vous que chaque jour, lors de la célébration eucharistique, nous prions pour tous les abonnés, vivants et défunts. Prierez-vous avec nous ?

Vivre la Semaine Sainte avec le Christ

Pour désigner le dimanche qui nous fait entrer dans la Semaine Sainte (cette année le 28 mars), deux noms nous viennent en tête : le Dimanche des Rameaux, qui rappelle l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem, et le Dimanche de la Passion du Seigneur. Il a suffi de quelques jours pour que la foule, qui acclamait en Jésus le messie et le roi d’Israël (cf. Mc 11, 9), fasse de lui un criminel dont la vie a moins de prix que celle de monsieur Barabbas (cf. Mc 15, 11).

Deux processions invoquées par les lectures bibliques du Dimanche des Rameaux mettent en lumière les contradictions dont sont parfois capables les êtres humains. La première, qui est la procession des rameaux, conduit Jésus dans la ville de Jérusalem où il est accueilli avec enthousiasme et jubilation par la foule comme l’avait prédit le prophète Zacharie : « Exulte de toutes tes forces, fille de Sion ! Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem ! Voici ton roi qui vient à toi : il est juste et victorieux, pauvre et monté sur un âne, un ânon, le petit d’une ânesse » (Za 9, 9). Au cours de cette procession festive les gens étendent leurs vêtements sur la route pour rendre hommage à leur hôte du jour, Jésus-Christ et L’acclament avec les cris de joie comme le « Fils de David… qui vient au nom du Seigneur » (cf. Mc 11, 9-10).

Un vaccin d’amour

Le deuxième cortège entraîne le Fils de David hors de la cité, condamné à la mort la plus atroce imaginée par les hommes. Pendant cette procession de la passion, la foule lance des cris de haine envers celui qui est condamné à mort, malgré le fait qu’il « ait passé sa vie à faire du bien » (cf. Ac 10, 38). Tout au long de ce chemin de Croix, Jésus se voit même enlever ses vêtements et est couvert de blessures, de ridicule et d’injures. Ces deux cortèges montrent la dualité de la réponse que l’être humain réserve à son Créateur. Parfois, nous permettons à Dieu d’entrer dans nos vies en lui réservant un accueil chaleureux et parfois nous Le rejetons violemment hors de nos préoccupations, hors de nos vies. C’est ainsi que notre
monde malade a besoin d’un vaccin d’amour. Et c’est cela qui va se passer tout au long de la semaine sainte. Le Christ qui descend au fond de nos désespoirs pour y apporter cet amour qui vient de Dieu. Laissons-nous contaminer par cet amour divin en choisissant le chemin de la conversion.

En route vers Pâques, profitons de ce temps fort de carême pour nous réconcilier avec nous même, avec nos semblables et avec Dieu, en nous rappelant les paroles du prophète Ezéchiel : « Je vous donnerai un cœur nouveau, je mettrai en vous un esprit nouveau ; j’enlèverai votre cœur de pierre et je vous donnerai un cœur de chair. Je mettrai en vous mon propre Esprit, je vous ferai marcher selon mes lois, garder et pratiquer mes coutumes » (Ez 36, 26-27). Que la Très Sainte Vierge Marie, qui a accompagné son Fils jusqu’au sacrifice de la Croix, nous assiste et nous aide à accueillir et à choisir le Seigneur dans notre vie de chaque jour. N’oublions pas de prier les uns pour les autres.

Père Ghislain Kasereka, s.m.m.