Nous prions les uns pour les autres

Cette rubrique mensuelle de ‘Marie, médiatrice et reine’, dont le but est le soutien mutuel dans la prière, vise à se sentir unis en tant que lecteurs et lectrices de la revue. Au début de chaque mois, après l’apparition de la revue, cette page est renouvelée.

On commence la neuvaine commune le jeudi 7 octobre (Notre-Dame du Rosaire). Elle se termine le 15 (mémoire de Thérèse d’Avila, Sainte et Docteur de l’Église). Souvenez-vous que chaque jour, lors de la célébration eucharistique, nous prions pour tous les abonnés, vivants et défunts.
Prierez-vous avec nous ?

LE ROSAIRE : UNE COURSE CONTRE LA MONTRE ?

Pour Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, la grande vitesse avec laquelle certaines personnes récitent le Rosaire doit être réduite. Le chapelet doit être récité d’une manière pausée et digne.

Dans son ouvrage intitulé Secret admirable du très saint Rosaire (SAR), Grignion souligne que « c’est une pitié de voir comment la plupart disent leur chapelet ou leur Rosaire. Ils le disent avec une précipitation étonnante et ils mangent même une partie des paroles. On ne voudrait pas faire un compliment de cette manière ridicule au dernier des hommes, et on croit que Jésus et Marie en seront honorés ! Après cela, faut-il s’étonner si les plus saintes prières de la religion chrétienne restent quasi sans aucun fruit, et si, après mille et dix mille Rosaires récités, on n’en est pas plus saint ? » (SAR 127)

Comme remède contre cette course contre la montre, contre cette précipitation presque naturelle en récitant le Rosaire, Montfort suggère aux amis de cette prière mariale centrée sur le Christ, de faire quelques pauses au milieu du ‘Pater’ et de l’‘Ave’ (cf. SAR 127). L’apôtre du Rosaire argumente de la sorte: « Ce n’est pas proprement la longueur, mais la ferveur de la prière, qui plait à Dieu et qui gagne le coeur. Un seul ‘Ave Maria’ bien dit est d’un plus grand mérite que cent cinquante mal dits. » (SAR 116).

D’après Montfort, un rosaire bien dit doit aussi être accompagné d’une ou plusieurs intentions. De telle sorte que la personne récitant le chapelet ou le rosaire soit toujours prête à rendre compte du « pourquoi » elle dit cette prière. Le natif de Montfort-sur-Meu exhorte toute personne récitant le Rosaire d’avoir toujours en vue quelques grâces à demander, quelques vertus à imiter, ou quelques péchés à détruire. Pour bien réciter le Rosaire, Louis-Marie nous livre un autre secret : invoquer toujours le Saint-Esprit et se mettre toujours en présence de Dieu avant de commencer la récitation du chapelet ou du Rosaire (cf. SAR 126).

Que Marie, Notre-Dame du Rosaire, transforme notre vie en prière et conduise toujours nos pas vers le Seigneur. N’oublions pas de prier les uns pour les autres.

Père Ghislain Kasereka, s.m.m.