Cette rubrique mensuelle de ‘Marie, médiatrice et reine’, dont le but est le soutien mutuel dans la prière, vise à se sentir unis en tant que lecteurs et lectrices de la revue. Au début de chaque mois (sauf en juin et aout), après l’apparition de la revue, cette page est renouvelée.
« Tous, unanimes, étaient assidus à la prière… » (Ac 1, 14)
Notre neuvaine commune en mai débutera le mercredi 6. Elle se termine le jeudi 14 (Ascension). En juin, nous prierons ensemble du dimanche 21 jusqu’au lundi 29 (Saints Pierre et Paul).
Souvenez-vous que chaque jour, lors de la célébration eucharistique nous prions pour nos abonnés et pour nos défunts.
En union de prière +
Sur cette pierre, je bâtirai mon Église
Parmi ses apôtres, le Christ lui-même a choisi Simon en vertu d’une élection spéciale : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise » (Mt 16, 18). C’est le même Pierre qui reniera le Christ au moment de la Passion. Il y a là pour nous une leçon à méditer souvent : c’est le choix de Dieu qui nous fait être ce que nous sommes… Et Dieu nous fait une incroyable confiance en nous demandant d’être des artisans de Son Royaume.

L’œuvre que nous accomplissons n’est pas la nôtre : c’est l’œuvre du Seigneur dont nous ne sommes que des instruments. L’Église sainte est composée de pécheurs qui aspirent à la sainteté, et ne lui appartiennent vraiment que dans la mesure où ils se laissent transformer par la grâce. L’Église est le Royaume en gestation, qui ressemble à un champ où l’ivraie et le bon grain sont toujours mélangés. Alors, ne rêvons pas d’une Église idéale qui serait un champ de blé à l’état pur : il n’y en a nulle part. Et au nom d’une Église parfaite complètement illusoire, ne rejetons pas l’Église concrète qui est la nôtre : celle qui est présidée par Léon XIV et par les évêques, nommés par lui.
Des vases d’argile
Au-delà de saint Pierre, le 1er pape, l’engagement du Christ en sa faveur concerne tous ses successeurs et tous les baptisés : « J’ai prié pour toi afin que ta foi ne défaille pas. Toi donc, quand tu seras revenu, affermis tes frères » (Lc 22, 32). À travers Pierre, nous voyons comment Dieu agit. Jésus a choisi Pierre pour qu’il soit le responsable et le serviteur de l’unité des disciples. Il lui a fait une confiance encore plus grande après son reniement.
Et Jésus ne change pas sa manière de faire. Il continue de choisir et d’envoyer des disciples pour qu’ils soient des bergers au service de l’unité de la communauté, des bergers qui prolongent l’action de l’unique Pasteur. Mais ces personnes gardent leurs qualités et leurs limites. Saint Paul dira que Dieu confie son trésor à des vases d’argile (2 Co 4, 7) pour que notre foi repose, non sur la sagesse des hommes, mais sur sa puissance (cf. 1 Co 2, 5). Malgré les limites et même les défaillances de nos bergers, l’Esprit Saint continue d’animer l’Église et de faire grandir le Royaume.
Le regard sauveur de Jésus
« Toi donc, quand tu seras revenu », cette parole est à la fois une prophétie et une promesse. Elle prophétise la faiblesse de Simon qui, devant une servante et un serviteur, niera connaître Jésus. À travers cette chute, Pierre et avec lui chacun de ses successeurs, doit apprendre que sa propre force ne suffit pas à elle seule à édifier et à guider l’Église du Seigneur.
« Le Seigneur, se retournant, fixa Son regard sur Pierre » (Lc 22, 61). Le regard de Jésus réalise la transformation et devient le salut de Pierre : lui, « sortant dehors, il pleura amèrement » (Lc 22, 62). Nous voulons implorer toujours à nouveau ce regard sauveur de Jésus : pour tous ceux et toutes celles qui, dans l’Église, ont une responsabilité ; pour tous ceux et toutes celles qui souffrent des confusions de notre temps : Seigneur, regarde-nous toujours à nouveau et relève-nous de toutes nos chutes et nous suivrons tes pas.
Que saint Pierre nous obtienne une meilleure connaissance du Christ et nous communique son zèle pour le faire connaître à qui l’ignore. Que le Seigneur affermisse notre foi et notre espérance en lui. Prions toujours les uns pour les autres.
Prions sans cesse les uns pour les autres.
père Ghislain Kasereka, montfortain
