Nous prions les uns pour les autres

Cette rubrique mensuelle de ‘Marie, Médiatrice et Reine’, dont le but est le soutien mutuel dans la prière, vise à se sentir unis en tant que membres de ‘Marie, Médiatrice et Reine’. Au début de chaque mois, après l’apparition de la revue, cette page est renouvelée.

NEUVAINE
La neuvaine aura lieu du lundi 7 septembre au mardi 15 (Notre-Dame des Douleurs). Souvenez-vous que chaque jour, lors de la célébration eucharistique, nous prions pour tous les abonnés, vivants et défunts.

CONTEMPLONS LA CROIX GLORIEUSE
La sainte croix – signe de l’amour sans limites de notre Dieu – nous la retrouvons dans nos églises, dans nos maisons, nos chambres, nos carrefours, autour de nos cous ou encore sur les tombes de nos défunts. Pour ne pas la considérer comme un simple outil de décoration, il est parfois bon de s’arrêter et de la contempler, afin d’y trouver son sens profond. Et le sens profond de la croix, c’est qu’il s’agit d’une croix glorieuse, pleine de gloire, d’une croix qui donne la gloire de Dieu à l’humanité.

Jadis considérée  comme un instrument de torture et d’horreur, signe de malédiction, la croix est devenue l’Arbre de vie, source de bénédiction et de salut, le signe du don total du Christ pour l’humanité ; elle est devenue une source de vie, de pardon, de miséricorde, signe de réconciliation et de paix ; par la croix notre guérison du péché est devenue certaine. En levant les yeux vers le Crucifié, nous adorons Celui qui est venue enlever le péché du monde et nous donner la vie éternelle.

Dans son épitre aux Philippiens, saint Paul nous  révèle que l’exaltation de Jésus crucifié est la conséquence de son abaissement : « S’étant comporté comme un homme, il s’humilia plus encore, obéissant jusqu’à la mort et à la mort sur une croix ! Aussi Dieu l’a-t-il exalté et lui a-t-il donné le Nom qui est au-dessus de tout nom. » (Ph 2, 7b-9). Le verbe de Dieu qui partageait la gloire du Père a préféré abandonner cette plénitude pour s’enfermer dans notre humanité, pour la relever dans la résurrection après avoir souffert la mort. 

C’est sur la croix que Jésus a affronté le mal jusque dans ses derniers retranchements. Dans un cantique, saint Louis-Marie Grignion de Montfort écrit ceci : « Jésus Christ a par la croix enchaîné les enfers, terrassé le rebelle et conquis l’univers ; il la donne pour une arme à ses bons serviteurs, elle charme ou désarme et les mains et les cœurs » (Cantique 19, n° 6).

Il arrive parfois que nous nous trouvions dans le désespoir, dépassés par les événements, et n’avions plus la force ni l’envie de prier. C’est alors que nous pouvons nous arrêter simplement devant la croix du Christ et la contempler silencieusement. Et nous nous rendrons compte qu’elle nous rééduque spirituellement en nous renvoyant au courage du Christ mourant. Ainsi de nos croix pourra jaillir la vie comme elle a pu jaillir de la croix de Jésus.

La contemplation de la croix nous donne de comprendre combien nous sommes présents dans la prière de Jésus : « Je ne prie pas pour eux seulement, mais pour ceux-là aussi, qui grâce à leur parole, croiront en moi » (Jn 17, 20). Quel que soit le poids de notre croix, Jésus la porte avec nous. Apprenons de Lui à nous soutenir mutuellement. Peut-être par une simple visite, un simple sourire, une courte prière pouvons-nous alléger la souffrance d’une personne en détresse ! Devenons des Simon de Cyrène les uns pour les autres. Qu’en portant nos croix chaque jour nous puissions suivre Jésus sur le chemin de la résurrection et de la gloire.

Père Ghislain Kasereka, s.m.m.