Neuvaine préparatoire à la fête de l’Immaculée Conception

30 novembre — 8 décembre 2020
Sanctuaires de Beauraing

Une invitation à prier

« Priez, priez beaucoup, priez toujours » demande la Vierge Marie à Beauraing, dans ses rencontres avec cinq enfants, au cours de l’hiver 1932-33.
Comment ne pas répondre à sa demande en ces moments particuliers que notre société traverse ? Comme il y a 88 ans, nous vivons une période de ténèbres et de désarroi. La pandémie du coronavirus a déstabilisé bien des certitudes et des habitudes : nos frères et soeurs malades, les familles endeuillées, les travailleurs mis en situation critique, les soignants débordés… nous font ouvrir les yeux sur nos responsabilités citoyennes et les besoins d’une société malade. Ces besoins sont aussi spirituels ! Si la pratique de la foi est complètement bouleversée, pour un temps, la prière fervente et fraternelle demeure un soutien, une communion réelle, une force. La Vierge Marie est « lumière dans la nuit » : une lumière qui éclaire, qui réchauffe, qui guide et rassure. Tournons-nous vers elle.

Chanoine Joël Rochette

Une intention de prière

Le dogme de l’Immaculée Conception allume dans notre coeur une lumière inextinguible, qu’absolument rien ne peut altérer. De son Immaculée Conception à son Assomption, la Vierge Marie brille pour nous comme le signe certain que Jésus a déjà et entièrement vaincu toutes les puissances du mal. Il nous reste à y porter foi.
La « Vierge Immaculée » est par excellence notre éducatrice dans la foi, et c’est pourquoi nous la prions si volontiers, surtout quand ce que l’on demande paraît impossible. Elle nous apprend à croire que « rien n’est impossible à Dieu ».
En ce temps de l’Avent, restons avec Elle pour apprendre à recevoir la joie d’être sauvés, en lui demandant la grâce de sa protection sur le Diocèse de Namur et de son intercession pour venir au secours de toutes nos peines causées par la crise sanitaire.
Demandons à Notre Mère de nous obtenir du Seigneur la grâce d’être délivrés de la pandémie et des mesures qui pèsent sur nous.

Marie-Gabrielle Lemaire

La prière, jour après jour

1. Introduction

Faisons le signe de la croix.
Disons : « Seigneur, je te prie, avec la Vierge Marie, Mère de Dieu et
Reine des Cieux, l’Immaculée Conception. Accueille ma prière pour la fin
prochaine de la pandémie et de la détresse qu’elle provoque. »
Prions un Notre Père
Prions trois Je vous salue Marie (ou une dizaine du chapelet).
Prions le Gloire au Père…

2. Un petit texte différent chaque jour, à prier et à méditer

• 1er jour (lundi 30 novembre) :

À Beauraing, Marie a dit : « Soyez toujours sages. »
Seigneur, accorde-nous par Marie cette sagesse que nous attendons de
l’Esprit Saint, cette connaissance profonde des choses de Dieu. Que nous
puissions, comme la petite Gilberte l’avait exprimé, « tout rapporter au
Bon Dieu » et avoir un juste discernement de ta Volonté dans notre vie.
Accueille, Seigneur, notre prière que nous te présentons par les mains
de Marie.

• 2e jour (mardi 1er décembre) :

À Beauraing, Marie nous appelle le jour de l’Immaculée Conception.
Quelle beauté incomparable tu as donné à Marie, Seigneur ! Tu l’as
enveloppée du manteau de l’innocence, tu l’as revêtue du vêtement du
salut. Tu as préparé en elle une demeure digne du Très-Haut. Par son
coeur sans obstacle, elle a cru à l’impossible et a dit oui dans la confiance
totale.
Apprends-nous, Seigneur, à avancer avec Marie sur le chemin de
l’abandon.

• 3e jour (mercredi 2 décembre) :

À Beauraing, Marie a dit : « Priez, priez beaucoup, priez toujours ».
Seigneur Jésus, tu passais des nuits en prière, uni à ton Père. Marie
retenait tout ce qui lui arrivait et le méditait dans son coeur, elle écoutait
ta Parole. Toute sa vie est prière : attente, louange, action de grâce,
intercession, offrande… Tu nous appelles, Seigneur, à veiller comme elle,
à nous orienter vers le Père dans une attitude de confiance, à intensifier
notre ferveur, à persévérer sans nous lasser.
Par Marie, Seigneur, apprends-nous à prier.

• 4e jour (jeudi 3 décembre) :

À Beauraing, Marie a dit : « Qu’on vienne ici en pèlerinage ».
Dans notre vie de pèlerin sur cette terre, tu nous invites à quitter, à nous
détacher, à nous laisser déplacer dans nos habitudes, pour nous libérer
et marcher vers la source de tout Amour. Tu nous attends dans le jardin
que Marie a choisi et visité, et qu’elle n’a jamais quitté.
Attire-nous, Seigneur, par Marie, vers la source de son Coeur, la source
du bonheur.

• 5e jour (vendredi 4 décembre) :

À Beauraing, Marie a dit : « Je convertirai les pécheurs ».
Par le glaive de douleur, prédit par Siméon, qui a transpercé son coeur
sous la croix de son Fils, au plus profond de la nuit de l’abandon, Marie
est pour chacun de nous associée à l’oeuvre de la Rédemption. Comme
Jésus, elle veut qu’aucun de ses enfants ne se perde. Sa communion au
mystère du Salut est telle qu’elle nous arrache au danger et aux forces
du mal.
Sous l’abri de ta miséricorde, Vierge Marie, intercède pour nous.

• 6e jour (samedi 5 décembre) :

À Beauraing, Marie a demandé « une chapelle ».
Seigneur, tu as fait de Marie la Demeure de Dieu parmi les hommes, pour que
l’Emmanuel soit au milieu de nous, Dieu-avec-nous. Par ta Présence, tu fais de
cette chapelle choisie un lieu de grâce : à travers l’Eucharistie, l’adoration, la
réconciliation, le chapelet quotidien… « Vous êtes le temple du Saint Esprit ».
À l’image de Marie, fais de nous, Seigneur, des demeures de Dieu, rayonnantes
de ta Présence et ouvertes à tous nos frères.

• 7e jour (dimanche 6 décembre) :

À Beauraing, Marie a dit : « Je dirai quelque chose à chacun en particulier ».
Jésus sur la croix a donné à chacun de nous, personnellement, Marie
pour Mère, pour Maman. Comme Mère, elle se penche vers nous, nous
sourit et nous murmure les secrets de Dieu, pour augmenter en nous la
confiance, nous faire grandir et nous élever vers la Trinité. Tu as dit dans
ton Évangile : « Père, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux
sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits ».
Donne-nous, Seigneur, un coeur de pauvre, qui écoute et sache recevoir
ce que tu veux nous donner par les mains de la Mère de Dieu.

• 8e jour (lundi 7 décembre) :

À Beauraing, Marie nous interpelle : « Aimez-vous mon Fils ? M’aimezvous
? Alors sacrifiez-vous pour moi ».
« Jésus nous a aimés jusqu’au bout ». « L’amour ne passera jamais ».
« Dieu est Amour » ! Marie nous ramène à l’essentiel : l’amour sans
réserve, l’amour de son Fils et d’elle-même, l’amour comme dernier mot.
Cet amour va jusqu’au sacrifice, jusqu’au don total, car « aimer, c’est tout
donner, et se donner soi-même ».
Esprit Saint, entraine-nous à suivre Marie dans son sillage d’amour et
d’offrande, chemin si intimement uni à la Croix et au mystère du Salut.

• 9e jour (mardi 8 décembre) :

À Beauraing, Marie a montré son Coeur d’or.
Reflet de ce Coeur qui a tant aimé les hommes, le Coeur de Marie nous
est manifesté sous l’aubépine dans toute la Lumière qui l’habite. Il nous
attire irrésistiblement vers les réalités d’en haut. Les bras ouverts de
Marie nous invitent à nous reposer sur ce coeur, refuge des pauvres
et des pécheurs. C’est le coeur d’une Mère et d’une Reine, de la femme
couronnée de douze étoiles qui est descendue du ciel nous visiter.
Merci, ô Seigneur, pour ce cadeau immense de la Vierge Marie, comblée
de grâce, resplendissante de beauté.
Textes : Soeur Bénédicte Fiedler
et Soeur Anne-Thérèse Piraux

3 • Temps de silence

4 • Prière inspirée du pape François

pour le temps de pandémie
Ô Marie,
tu brilles toujours, sur notre chemin,
en signe de salut et d’espoir.
Nous te faisons confiance, Secours des malades,
toi qui as gardé une foi ferme
alors que tu as partagé la douleur de Jésus
au pied de la croix.
Toi, Reine au Coeur d’Or,
tu sais ce dont nous avons besoin,
et nous sommes sûrs que tu exauceras nos demandes,
tout comme tu as fait revenir la joie et la fête
lors des noces de Cana en Galilée,
après un moment d’épreuve.
Aide-nous, Mère de l’Amour Divin,
Notre-Dame de Beauraing,
à nous conformer à la volonté du Père,
et à faire ce que Jésus nous dit,
Lui qui a pris sur lui nos souffrances
et a été chargé de nos douleurs,
pour nous porter, à travers la croix,
à la joie de la résurrection.
Amen.

5 • Possibilité, si on le souhaite, de chanter le cantique à Notre-Dame de Beauraing

(Air de Lourdes • Paroles : Joël Rochette)

  1. Ô Vierge Marie, le peuple chrétien
    À Beauraing vous prie : chez vous, il revient.
    Ref. : Ave, Ave, Ave Maria (bis)
  2. Près de l’aubépine, unis, rassemblés,
    La grâce divine nous est partagée.
  3. Cinq enfants approchent, un soir triste et froid,
    Et là, sous le porche, ensemble ils la voient.
  4. La Vierge Marie apparaît soudain,
    Présence bénie qui rompt leur chagrin.
  5. Les enfants la trouvent si jeune, si belle,
    Et leurs coeurs éprouvent la joie éternelle.
  6. C’est l’Immaculée, la Mère de Dieu,
    La femme étoilée, la Reine des cieux.
  7. Voyez son sourire, ses yeux bleus si doux ;
    Son coeur les attire, ils tombent à genoux !
  8. Marie les invite à prier toujours,
    Que leur coeur médite la foi et l’amour.
  9. Les mains écartées dévoilent un Coeur d’or,
    Source inaltérée de vrai réconfort.
  10. La Vierge demande : Aimez-vous mon Fils ?
    Sa vie est offrande, entier sacrifice.
  11. Devant cette image, comme ses enfants,
    Offrons-lui l’hommage de nos coeurs fervents.
  12. Les saints et les anges, en choeur glorieux,
    Chantent vos louanges, ô Reine des cieux

6 • Conclusion

On peut conclure avec les invocations traditionnelles à Notre-Dame de
Beauraing :
Notre-Dame de Beauraing, priez pour nous.
Notre-Dame de Beauraing, convertissez les pécheurs, vous nous l’avez promis.
Notre-Dame de Beauraing, guérissez les malades.
Notre-Dame de Beauraing, protégez nos familles.
Notre-Dame de Beauraing, donnez-nous la paix.
Notre-Dame de Beauraing, obtenez-vous les vocations si utiles à l’Église.
Unis à tous nos frères et soeurs, disons (ou chantons) :
— Bénissons le Seigneur !
— Nous rendons grâce à Dieu !
Et terminons en faisant le signe de la croix.

Chaque soir du confinement,
à 18h30,
la prière du chapelet est diffusée, depuis le sanctuaire,
via internet et Facebook.

Sanctuaires de Beauraing
Rue de l’Aubépine, 6
5570 Beauraing
Belgique
http://www.sanctuairesdebeauraing.be
+32 (0) 82 71 12 18
ndbeauraing@gmail.com

La prière: quelques aides

C’est arrivé à chacun de nous d’avoir des moments de distraction durant les temps de prière : nous faisons tout ce que nous pouvons pour nous concentrer mais cependant nos pensées errent vers le repassage qui reste à faire ou la liste de courses à compléter. Comment nous assurer de ne pas être distraits à tout bout de champ ? Christophe Monsieur nous donne quelques conseils pratiques qui peuvent nous aider dans notre vie de prière. 

Vous est-il déjà arrivé d’être distrait(e) pendant la prière ? Vous participez à la messe et vous vous rendez compte que vous ne vous souvenez plus de la première lecture. Vous priez votre chapelet et vous pensez aux courses que vous aurez à faire ensuite. Vous vous asseyez pour un temps de lecture et de méditation et vous vous ennuyez. Vous vous dîtes peut-être que votre foi n’est pas assez ardente et que vous manquez de ferveur ou que la prière n’a pas sa place dans vos préoccupations quotidiennes.

Mais nos distractions, nos difficultés à nous concentrer ou les joies et les peines de la vie quotidienne qui viennent diluer notre prière ne sont que des choses très naturelles et – rassurons-nous – normales lorsque nous prions. Elles pourraient même être un appel de Dieu ! Car Dieu n’est pas tellement intéressé par les louanges que nous pourrions lui faire sans que nous y joignions aussi notre propre vie. Une préface de la messe dit : « Seigneur, tu n’as pas besoin de notre louange et pourtant c’est toi qui nous inspires de te rendre grâce : nos chants n’ajoutent rien à ce que tu es, mais ils nous rapprochent de toi » (4e préface commune du missel romain). La véritable louange que nous offrons à Dieu, c’est notre vie avec tout ce qu’elle contient… et avec tout ce qui, de cette vie, surgit dans la prière.

Des rituels, comme allumer une bougie, peuvent vous aider à vous mettre dans l’ambiance

LE MOMENT PROPICE

Mais y a-t-il quelques aides pour nous soutenir dans notre désir de prier, sans tomber dans la routine et le ronron tranquille ? La première chose à faire, bien sûr, c’est de prendre le temps de prier. Personne ne peut prier à ma place comme personne ne peut respirer à ma place. C’est donc en prenant conscience de la beauté, de la grandeur et de la nécessité de la prière comme la respiration de notre vie que nous pouvons nous décider à prendre le temps pour prier en vérité. Il faut donc se donner le temps et les moyens.

Choisir un moment propice : rien ne sert de se décider à une heure de prière personnelle après le repas si je sais d’avance que c’est le moment où la digestion me tire plutôt vers la sieste que vers la prière. La tradition monastique nous indique que tôt le matin et pas trop tard dans la soirée sont les moments où notre attention permet davantage un temps de recueillement, de silence et d’intériorité.

LA BONNE POSITION

Après avoir trouvé le bon moment, il convient de trouver la bonne position. Prier, en effet, n’est pas seulement un acte de paroles et de pensées mais c’est tout le corps qui y est engagé. Puisque le Verbe s’est fait chair, c’est normal que tout notre être – y compris notre corps – soit engagé dans la prière. Que l’on soit assis, debout ou à genoux, la position de notre corps sera à la fois détendue et pleine de concentration. Cela permettra d’éviter de devoir bouger toutes les cinq minutes, et cela favorisera surtout le calme intérieur nécessaire pour écouter Dieu dans le silence de nos cœurs.

Lorsque notre corps a trouvé la bonne position et que le calme règne autour de moi et en moi, je suis disposé à la prière : mon attention se tourne vers mon propre cœur, à l’image de la Vierge Marie qui intériorisa la parole de l’ange et qui « gardait dans son cœur tous ces événements » (Lc 2,51), comme nous l’avons médité dans un précédent article.

LE PAIN DE CE JOUR

Comment prier alors ? On peut commencer par répéter lentement un mot, une parole ou une courte phrase tirée de la bible. On peut invoquer l’Esprit Saint qu’Il nous éclaire et demander à Marie d’être disponible comme elle à la parole de Dieu. On peut prendre un psaume que l’on lit et relit lentement. Ainsi chaque parole résonne en nous et nous découvrons combien la situation concrète de notre propre vie rejoint la réalité que le psalmiste décrit quand il loue et chante la gloire de Dieu, quand il dit sa confiance et sa joie, sa peine ou sa colère, son angoisse et son désir. On peut aussi lire, écouter et méditer un autre texte de la bible. Les lectures quotidiennes de la messe peuvent devenir ainsi « notre pain de ce jour » et pétrir notre vie de la saveur de l’évangile.

D’autres formes de prières nous aident aussi à passer du temps avec le Seigneur. Un moment de prière dans une église ou un temps d’adoration du Saint Sacrement nous permettent de retrouver auprès du Seigneur la force de nous laisser transfigurer par son amour. Jésus n’a-t-il pas dit : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos » (Mt 11, 28). En méditant les mystères joyeux, lumineux, douloureux et glorieux du rosaire, nous nous mettons avec Marie, à méditer la vie de Jésus et nous en demandons les fruits d’humilité, de pauvreté, de don de soi dans nos propres vies.

DES PETITES RITES

Dans nos maisons, une croix, une statue de la Vierge, une icône ou autre objet religieux, un cierge allumé, une fleur, un banc de prière sont autant d’invitations à prendre le temps de nous poser, de prier seul ou en famille. Ce coin de prière marque ainsi notre lieu de vie et est un signe, une invitation toujours faite à vivre dans la communion avec le Seigneur. Avec un peu de créativité et d’originalité, on trouvera des petits rites qui permettent de marquer cela : allumer un cierge au début de la prière, déposer une fleur, etc.

Prier, c’est vivre dans cette communion intérieure avec Dieu, c’est se laisser toucher par la présence intime de Dieu au plus profond de nous-mêmes. Tant de manières de prier se présente à nous. Je vous souhaite de découvrir toujours à neuf la joie de la prière qui nous ouvre à l’écoute et qui nous met en marche vers notre prochain. 

Christophe Monsieur, o. praem.

Cet article a été publié dans notre revue Marie, médiatrice et reine de novembre 2020, p. 8-9

Printemps en vue

Lorsque le coronavirus a brutalement perturbé nos vies en mars, un religieux franciscain irlandais, Richard Hendrick, a écrit une prière qui devait servir pour consoler ses confrères. Le virus s’est rapidement propagé mais le texte est également devenu viral. La prière a été partagée des centaines de milliers de fois sur les réseaux sociaux. Spontanément, les internautes en ont fait la traduction dans leur langue maternelle. Après quelques jours, des versions françaises ont aussi circulé.

Cette prière reste actuelle et c’est pourquoi nous la partageons volontiers. Son auteur est à la fois réaliste, optimiste et sainement naïf. Peut-être que c’est justement la combinaison de ces traits qui fait de lui un chrétien ?

Lockdown (Confinement)

Oui, il y a de la peur.

Oui, il y a de l’isolement.

Oui, il y a des achats-panique.

Oui, il y a la maladie.

Oui, il y a même la mort.

Mais,

Ils disent qu’à Wuhan après tant d’années de bruit

Vous pouvez à nouveau entendre les oiseaux.

Ils disent qu’après seulement quelques semaines de calme

Le ciel n’est plus épais de fumées

Mais bleu et gris et clair.

Ils disent que dans les rues d’Assise

Les gens chantent l’un vers l’autre

à travers les places vides,

gardant leurs fenêtres ouvertes

pour que ceux qui sont seuls

puissent entendre les bruits de familles autour d’eux.

Ils disent qu’un hôtel dans l’ouest de l’Irlande

Offre des repas gratuits et la livraison aux confinés.

Aujourd’hui une jeune femme que je connais

diffuse des dépliants avec son numéro

à travers le quartier

Pour que les anciens aient quelqu’un à appeler.

Aujourd’hui églises, synagogues, mosquées et temples

se préparent à accueillir

et abriter les sans-abris, les malades, les fatigués

Partout dans le monde, les gens ralentissent et réfléchissent

Partout dans le monde, les gens regardent leurs voisins différemment

Partout dans le monde, les gens s’éveillent à une nouvelle réalité

À notre réelle grandeur.

À quel point nous avons peu de contrôle.

À ce qui compte vraiment.

Aimer.

Alors nous prions et nous nous souvenons que

Oui, il y a de la peur.

Mais que la haine n’est pas nécessaire.

Oui, il y a de l’isolement.

Mais que la solitude n’est pas nécessaire.

Oui, il y a des achats-panique.

Mais la méchanceté n’est pas nécessaire.

Oui, il y a la maladie.

Mais que la maladie de l’âme n’est pas nécessaire.

Oui, il y a même la mort.

Mais une renaissance de l’amour est toujours possible.

Eveillez-vous aux choix que vous faites sur votre façon de vivre maintenant.

Aujourd’hui, respirez.

Écoutez, derrière les bruits d’usine de votre panique

Les oiseaux chantent à nouveau

Le ciel se dégage,

Le printemps arrive,

Et nous sommes toujours entourés d’Amour.

Ouvrez les fenêtres de votre âme

Et bien que vous ne puissiez pas

vous toucher sur la place vide,

Chantez.

Frère Richard Hendrick (moine capucin irlandais)

La prière: Avec Marie, soyons attentifs à notre cœur

Une question souvent entendue : peut-on apprendre à prier ? Si nous voulons prier Dieu, nous devons Le chercher là où Il demeure : à l’intériorité, dans le temple de notre cœur, de notre vie. La Vierge Marie a fait cette expérience, nous explique le père Christophe Monsieur. Elle a accueilli la parole de Dieu.

Apprendre à prier est une des plus belles choses de la vie. Lorsque j’étais enfant, j’ai appris à prier avec ma maman qui, le soir lorsque mes frères et moi étions couchés, venait prier avec nous en des mots simples sortant du cœur. J’ai aussi appris à prier grâce au témoignage de Germaine, une dame âgée qui m’a aidé à participer à la prière de l’Église durant la messe. Ou au catéchisme, grâce à Sœur Thérèse et Sœur Véronique qui nous demandaient d’écrire chaque semaine une petite prière spontanée pour débuter la leçon. Aujourd’hui encore, j’entends souvent le témoignage de parents et de grands-parents qui trouvent leur bonheur à apprendre à leurs enfants et petits-enfants à prier.

LE REGARD DU CŒUR

Apprendre à prier, c’est découvrir le chemin de l’intériorité, le chemin qui mène vers le cœur. C’est là que Dieu habite et que j’aime le chercher. Christiane Singer invitait à cette démarche d’intériorité dans ce bel ouvrage : « Où cours-tu ? Ne sais-tu pas que le ciel est en toi ? » Prier, c’est chercher Dieu dans le temple de notre cœur, de notre vie, là où Il a choisi de demeurer.

La Vierge Marie a fait, elle aussi, cette expérience. L’évangile selon Saint Luc (Lc 1, 26-38) nous en fait le récit. L’ange Gabriel fut envoyé à Marie. « Il entra chez elle » nous dit le texte, comme pour attirer notre attention sur la réalité intérieure de cette rencontre. C’est toujours de l’intérieur, avec le regard du cœur que nous aussi pouvons découvrir comment Dieu se rend présent dans nos vies.

C’est là que Marie accueille la parole que l’ange lui apporte de la part de Dieu. C’est là aussi qu’elle découvre ses craintes et ses questionnements : « Comment cela va-t-il se faire ? » La prière, c’est tout ce cheminement intérieur où j’accueille ce que Dieu vient me dire à travers les événements de la vie, et où je laisse également résonner mes questionnements, mes doutes et mes craintes. « L’Esprit Saint viendra sur toi. » Le Saint Esprit est celui qui illumine et transfigure cette réalité intérieure pour nous permettre de dire oui comme Marie : « Que tout m’advienne selon ta parole. »  

UNE ATTITUDE D’OUVERTURE

Deux choses sont rendues possibles par cette attitude d’accueil et d’ouverture en Marie : elle porte maintenant en elle le Fils de Dieu et elle se rend chez sa cousine Élisabeth. La prière a ouvert le cœur et la vie de Marie à l’imprévu de Dieu. Sa vie en devient fertile puisqu’elle donnera naissance à un fils. Sa vie en reste aussi attentive aux autres puisque Marie ira passer trois mois chez Élisabeth. Nous aussi, nous pouvons laisser transformer par la prière pour que notre vie puisse porter du fruit et nous aide à aller vers notre prochain.

L’évangile selon Saint Luc nous livre encore des éléments sur Marie qui stimulent notre prière et notre vie. Ainsi, après le recouvrement au temple, lorsque Jésus a 12 ans, l’évangile dit que Marie « gardait dans son cœur tous ces événements » (Lc 2, 51). C’est à nouveau ce chemin d’intériorité qui est ici rappelé. Marie, pauvre d’Israël, est comme son Fils, imprégnée de la grande tradition de prière de son peuple. Elle a certainement prié le psaume qui dit « Mon cœur m’a redit ta parole : cherchez ma face » (Ps 26, 8). Peut-être a-t-elle entendu aussi le livre des proverbes qui dit : « Par-dessus tout, veille sur ton cœur, c’est de lui que jaillit la vie. » (Prov 4, 23).

UNE SOURCE DE VIE

Marie nous apprend à veiller sur cette dimension intérieure de notre vie. Elle nous rappelle que prier avec le cœur, c’est écouter ce qui « bouge » en nous, ce qui nous occupe intérieurement : les événements, les rencontres, les situations qui nous touchent d’une manière ou d’une autre. Lorsque nous prions, tout cela ne disparaît pas mais reste bien présent en notre cœur. Et c’est de tout cela que jaillit la vie : nous découvrons comment Dieu est présent à travers tous ces événements, nous découvrons comment la prière nous aide à vivre au carrefour de la vie quotidienne et de la présence discrète en nos cœurs d’un Dieu qui nous aime.

Avec Marie, nous découvrons que Dieu a mis en nos cœurs une source de vie que nous pouvons écouter et qui transfigure notre quotidien en une intensité de communion avec Dieu et avec le train-train de chaque jour.

DEVENIR DISCIPLE DE JÉSUS

Plus loin, le même évangile nous parle d’une rencontre un peu particulière : « Une femme éleva la voix au milieu de la foule pour lui dire : ‘Heureuse la mère qui t’a porté en elle, et dont les seins t’ont nourri !’ Alors Jésus lui déclara : ‘Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la gardent !’ » (Lc 11, 27-28). On pourrait s’étonner de la réplique de Jésus. Pourtant, il attire l’attention sur quelque chose de plus important que les liens du sang : la Parole de Dieu. Et en disant cela, Il ne dénigre pas sa mère mais montre que Marie a réalisé autre chose que de nourrir Jésus : elle est devenue disciple en devenant attentive à la parole de Dieu. Elle l’a gardée dans son cœur, elle l’a écoutée et mise en pratique.

Marie est une source d’inspiration pour notre vie de prière : elle nous apprend à écouter notre cœur, à découvrir la présence de Dieu dans le concret de notre quotidien et elle nous rappelle que marcher à la suite de Jésus, c’est garder la parole dans notre cœur et la mettre en pratique par une vie juste et fraternelle, au service de Dieu et de notre prochain.

Christophe Monsieur, o. praem.

Cet article a été publié dans notre revue Marie, médiatrice et reine d’octobre 2020.

Un siècle de Montfortains en Belgique

Il y a exactement 100 ans, le cardinal Mercier demandait aux Montfortains de venir en Belgique pour faire connaître la dévotion mariale du père de Montfort. Il en avait personnellement découvert le bienfait et il tenait à ce que cette dévotion soit davantage connue.

En août 1920 les premiers pères sont arrivés depuis la Hollande, et ils se sont mis au travail à un double niveau. Avec des professeurs d’université et des séminaires ils offrirent aux prêtres et aux intellectuels chrétiens une brochure mariale ; puis, répondant généreusement aux multiples invitations des couvents et paroisses, ils présentèrent dans un langage simple le père de Montfort et sa dévotion mariale. Ils ont fait l’expérience d’un accueil inattendu répondant aux demandes de retraites et récollections partout dans le pays. On leur a aussi demandé d’organiser à leur façon des pèlerinages à Lourdes et à Fatima.

Plus tard, ils ont lancé la revue mariale populaire qui existe toujours, et porte aujourd’hui le titre de Marie, médiatrice et reine. Depuis le secrétariat à Louvain, des bénévoles enthousiastes ont appuyé un mouvement qui était en train de naître partout dans le pays. La deuxième guerre mondiale n’a guère pu freiner l’élan, au contraire, les gens avaient besoin d’un soutien spirituel.

UNE INITIATIVE OSÉE

Après la guerre, la canonisation du grand animateur du mouvement, Louis-Marie Grignion de Montfort, provoqua la percée définitive de l’Apostolat Marial des Montfortains et il est toujours vivant. Or, sur les entrefaites la société a changé profondément. Pour pas mal de gens, Dieu et la religiosité sont devenus de moindre importance. Puis, plusieurs pères animateurs du mouvement ont pris de l’âge, ainsi que pas mal de bons collaborateurs et collaboratrices. Les vocations religieuses et laïques sont devenues rares, l’Église est en train de perdre son élan. Or, malgré les temps difficiles, la revue et les pèlerinages sont toujours vivants et ils sont appréciés. C’est pour nous le moment de poser la question de l’importance de l’Apostolat Marial et de sa mission dans l’Église. D’où une initiative osée.

Aidés par une section théologique de l’université de Louvain, nous nous sommes adressés à des experts en la matière, demandant leur avis. Qu’en est-il de la dévotion mariale ? En ces temps que nous vivons, est-ce que le père de Montfort et sa doctrine peuvent réanimer la foi des chrétiens ? A cause du coronavirus, le colloque prévu au mois de septembre à l’université, ne peut pas avoir lieu, mais les experts ont terminé leur travail. Nous avons réuni leurs recherches dans un livre qui a été présenté à Montaigu au mois de septembre. Il est écrit en néerlandais, mais rassurez-vous, Marie, médiatrice et reine en donnera des échos, car le résultat des recherches des experts nous concerne tous.

LE MOT DU CARDINAL

Le dernier chapitre du livre présente l’étude du cardinal De Kesel. Se référant aux textes du concile et de documents qui l’ont accompagné, il nous rappelle d’abord l’approche nouvelle de la Vierge Marie et de la dévotion mariale en général. En référence à l’ardeur chrétienne qui a baissé, le cardinal attire l’attention sur une autre conviction du même concile en vue d’un renouveau de la foi. Il s’agit d’un appel, récemment renouvelé par le pape François et adressé aux ordres et congrégations, leur demandant de se rappeler les intuitions initiales de leurs fondateurs et leur charisme. En fait, ils ont souvent donné un souffle nouveau au christianisme. Puis, à partir du charisme du père de Montfort, le cardinal évalue les activités des Montfortains dans le pays.

Évoquant l’histoire de l’Apostolat Marial, il remercie les Montfortains pour leurs initiatives et leurs services à l’Église. Il ne cherche pas à nous flatter en déguisant la vérité, au contraire, il lance des défis. Se référant à l’audace du père de Montfort et à son inspiration mariale, Monseigneur De Kesel encourage les jeunes confrères venus en Belgique en tant que vrais missionnaires. L’un d’entre eux vient d’être ordonné prêtre. Il les encourage à oser rêver d’initiatives nouvelles pour rendre service à l’Église.

Père Frans Fabry, directeur

Cet article a été publié dans notre revue Marie, médiatrice et reine d’octobre 2020.

Désespoir et rêves

Le père José Mizzotti, missionnaire montfortain italien au Pérou, après son expérience d’être trouvé positif au Covid-19, partage quelques réflexions de cette expérience de crise… Il le fait simplement, dans la conviction que la vie parfois contient plus de contradictions et de faiblesse de mots.


Une petite bestiole, petite et invisible à l’oeil humain, un minuscule virus de rien… a réussi à arrêter ce monde lancé dans sa folle course d’autodestruction sans que personne ne trouve la touche ‘arrêt d’urgence’… Quelle ironie ! Et cela nous oblige à ne pas bouger et à ne rien faire.

Que se passera-t-il ensuite ? Quand le monde reprendra-t-il sa marche ? Alors, quand le mauvais virus a-t-il été vaincu ? À quoi ressemblera notre vie après ?

Après ? En nous souvenant de ce que nous avons vécu au cours de cette longue détention, nous déciderons d’arrêter de travailler un jour par semaine, car nous aurons découvert à quel point il est agréable d’arrêter. Une longue journée pour savourer le temps qui passe et ceux qui nous entourent. Et nous l’appellerons Dimanche.

Après ? Ceux d’entre nous qui vivent sous un même toit passeront au moins trois soirs par semaine à jouer, à parler, à prendre soin les uns des autres et aussi à appeler des grands-parents de l’autre côté de la ville ou des cousins éloignés. Et nous l’appellerons Famille.

SAGESSE ET GRATITUDE

Après ? Nous écrirons dans la Constitution que nous ne pouvons pas tout acheter, que nous devons faire la différence entre le besoin et le caprice, entre le désir et la cupidité. Qu’un arbre a besoin de temps pour grandir et que ce temps est une bonne chose. Cet homme n’a jamais été et ne sera jamais omnipotent et cette limite, cette fragilité inscrite au plus profond de son être est une bénédiction car elle est la condition de la possibilité de tout amour. Et nous l’appellerons Sagesse.

Après ? Nous applaudirons chaque jour, non seulement le personnel médical à 12 heures, mais aussi les ramasseurs d’ordures à 6 heures, les facteurs à 7 heures, les boulangers à 8 heures, les chauffeurs de bus à 9 heures, les femmes de ménage à 10 heures et ainsi de suite. Oui, j’ai écrit aux dirigeants, car dans ce long voyage à travers le désert, nous aurons retrouvé le sens du service public, du dévouement et du bien commun. Nous apprécierons tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre, sont au service de leur prochain. Et nous l’appellerons Gratitude.

LE TEMPS EST UN CADEAU

Après ? Nous allons décider de ne pas devenir nerveux dans les files d’attente devant les magasins et profiter de ce moment pour parler à des gens qui, comme nous, attendent leur tour. Parce que nous aurons redécouvert que le temps ne nous appartient pas. Que celui qui nous l’a donné ne nous a pas fait payer et que, définitivement, non, le temps n’est pas de l’argent. Le temps est un cadeau à recevoir et chaque minute un cadeau à déguster. Et nous l’appellerons Patience.

Après ? Nous pouvons décider de transformer tous les groupes de WhatsApp créés entre voisins lors de ce long test, en véritables groupes, de repas partagés, d’échanges d’actualités, d’entraide pour faire du shopping ou emmener les enfants à l’école. Et nous l’appellerons Fraternité.

Après ? Nous rirons quand nous repenserons à l’époque où nous étions tombés dans l’esclavage d’une machine financière que nous avions créée nous-mêmes, cette force despotique qui a écrasé la vie humaine et pillé la planète. Nous mettrons donc l’homme au centre de tout, car aucune vie ne mérite d’être sacrifiée au nom d’un système, quel qu’il soit. Et nous l’appellerons Justice.

UN LIEN QUI SURMONTE LA MORT

Après ? Nous nous souviendrons que ce virus a été transmis entre nous sans distinction de couleur de peau, de culture, de niveau économique ou de religion. Nous appartenons tous simplement à l’espèce humaine. Tout simplement parce que nous sommes humains. De cela, nous aurons appris que si nous pouvons transmettre le pire, nous pouvons également transmettre le meilleur. Tout simplement parce que nous sommes humains. Et nous l’appellerons l’Humanité.

Après ? Dans nos maisons, dans nos familles, il y aura beaucoup de chaises vides et nous pleurerons pour ceux qui ne verront pas cet avenir. Mais ce que nous avons vécu aura été si douloureux et intense à la fois que nous aurons découvert ce lien entre nous, cette communion plus forte que la distance géographique. Et nous saurons que ce lien qui prend le jeu de l’espace nécessite aussi le jeu du temps. Que ce lien surmonte la mort. Et ce lien entre nous qui unit ce côté et l’autre de la route, ce côté et l’autre de la mort, ce côté et l’autre de la vie, nous l’appellerons DIEU.

Après ? Ce sera différent d’avant, mais pour en faire l’expérience, nous devons parcourir le présent. Nous devons accepter cette autre mort qui nous est enlevée, cette mort plus épuisante que la mort physique. Car il n’y a pas de résurrection sans passion, ni de vie sans passer par la mort, ni de vraie paix sans avoir surmonté sa haine, ni de joie sans avoir traversé la tristesse. Et dire que, pour dire cette lente transformation de nous qui arrive au coeur de l’épreuve, cette gestation de nous-mêmes, dire ça, il n’y a pas de mot.

Père José Mizzotti, s.m.m.

Cet article est apparu dans la revue ‘Marie, médiatrice et reine’. Intéressé(e)?


Mise à jour – Changements dans le programma à cause du Covid-19

Le Covid-19 fait rage et nous oblige à adapter temporairement notre vie quotidienne de manière radicale. Ces temps incertains sont également un défi pour notre organisation. Comment agir efficacement pour ce qui concerne les activités qui ont été programmés pour 2020? Pourrons-nous aller en pèlerinage cette année-ci? Qu’en est-il de nos Journées avec Marie?

Cette situation est inconnue pour nous tous et par conséquent, il est très difficile de faire des pronostiques sûrs pour ce qui concerne nos activités de 2020. Nous suivons la situation de près et nous adaptons le programme selon les nécessités. Bien entendu, le bien-être de nos participants et la limitation du risque de propagation du coronavirus passent avant tout.

Pour cela, nous avons décidé d’annuler les activités suivantes:

Jusqu’à nouvel ordre, les autres activités à partir de septembre se feront comme prévues.

Nous espérons de tout cœur que tous les efforts conjugués feront en sorte que le virus soit rapidement sous contrôle et que nous pourrons reprendre la vie quotidienne sain et sauf comme avant.

Nous vous souhaitons beaucoup de force et de positivité. Prenez soin de vous et de vos proches.